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Le loup dans l'écologie et l'histoire de Saint-Denis

Mis à jour : 15 sept. 2019

Bien que déjà persécuté par les chasseurs au Néolithique, c’est en l’an 813, suite à la création, par Charlemagne, de la Compagnie de la Louveterie, que commence véritablement la lutte contre les loups en France. Et si le loup a disparu de la majorité des guides faunistiques de France, peut-être même de tous, il continue néanmoins à hanter la mémoire de notre pays et de ses habitants.


Animal du Diable, dévoreur de chair humaine, les légendes ne lui font guère bonne publicité et sa présence dans le Mercantour en 1992, puis dans les Alpes-Maritimes, a fait la une des journaux. Les écologistes, quasiment les seules personnes ravies de l’évènement, parlent d’un « retour spontané » du grand prédateur, officiellement éradiqué du territoire national depuis 1937.


Pourtant, le loup n’a jamais disparu de France. Leurrant ses ennemis au plus haut point, cet animal, des plus intelligents de la planète, s’y est même très bien adapté…


En fait, le soi-disant retour du loup en France s’est, disent les autres scientifiques, effectué sans l’intervention de l’homme. L’animal, en remontant la chaîne des Apennins depuis l’Italie, aurait progressivement regagné le sud de la France au début des années 90. C’est ainsi qu’on déclare officiellement sa présence dans le Mercantour (Alpes-Maritimes) et dans les Hautes-Alpes en 1992. Puis, en augmentant son territoire d’environ 25% par an, le loup aurait commencé à se répandre dans les territoires voisins, à savoir les Pyrénées-Orientales en 1999, la Lozère en 2006, le Gard et l’Aveyron en 2007, le Cantal en 2008…


Grâce à la convention de Berne de 1979 sur la conservation et de la vie sauvage et de la directive européenne de 1992 relative à la sauvegarde de la flore et de la faune sauvages, le loup figure parmi les espèces protégées, ce qui a aidé à repeupler progressivement notre pays, ce qui, selon les scientifiques, est une excellente chose ! En effet, le loup est l’indicateur suprême du bon équilibre de nos forêts.


Quelques explications :

Le loup est un super-prédateur, c’est-à-dire que parvenu à l’âge adulte, il se situe au sommet de la chaîne alimentaire et n’est plus la proie d’aucune espèce.


La chaîne alimentaire se schématise sous forme de pyramide dont la base est constituée des végétaux dont l’énergie provient de la photosynthèse. Au-dessus de cette base, nous trouvons les herbivores, qui consomment ces végétaux, puis les carnivores, qui se nourrissent des ces herbivores. Et enfin, au sommet, se trouvent les super-prédateurs. Il est d’usage de placer l’homme sur ce sommet, mais selon la définition de chaîne alimentaire, je trouve plus judicieux de l’aligner avec les autres super-prédateurs, car normalement ils ne se mangent pas entre eux. De plus, il n’y a que l’homme pour tuer à titre gratuit et pour cela ne mérite pas d’être au sommet de quoi que ce soit.


Ainsi, l’effectif des loups est en corrélation avec celui de ses proies, qui dépend à son tour de l’abondance de la végétation. Mais l’inverse est aussi valable : moins de loups, plus de proies carnivores (renards etc.), donc moins d’herbivores, d’où moins de végétaux (par exemple, le piétinement par les cerfs, sangliers, bovins, ovins etc. permet la germination de nombreuses plantes) permettant la germination de nombreux végétaux, et donc moins de végétaux, moins de photosynthèse, moins d’oxygène etc., on peut pousser très loin l’analyse !

Pour revenir à nos moutons, nous pouvons dire que :

- Le loup permet donc la régulation de l’effectif des autres espèces, aux étages inférieurs au sien dans la chaîne pyramidale alimentaire. Il limite la pullulation de ses proies et la maintient dans un juste équilibre ;


- Via le contrôle des herbivores lié à celui de ses proies carnivores, le loup joue également un rôle très important pour le paysage végétal : à titre d’exemple, au Québec, sans la présence du loup, les cervidés deviendraient trop nombreux, brouteraient quasiment toutes les pousses d’herbes, et les forêts seraient remplacées par des prairies !


- En « loupant » les proies qu’il blesse (environ neuf proies sur dix malgré son savoir-faire incontestable) et en abandonnant certaines carcasses lorsqu’il est rassasié et qu’il n’enterre pas dans son garde-manger, le loup fournit de la nourriture aux charognards.


- En dévorant d’abord les proies les plus faibles, malades ou âgées (quoiqu’il n’hésite pas à se battre contre plus grand ou plus fort que lui, mais par intelligence préfère le plus simple au plus compliqué), le loup effectue une opération sanitaire de « nettoyage », évitant l’apparition ou la prolifération de maladies au sein de ses proies et la contamination des autres espèces, préservant ainsi la faune.


- Toujours en éliminant les proies les plus chétives, il contribue ainsi à la sélection naturelle (selon Darwin, seuls les individus les plus adaptés survivent) et ainsi à leur prolifération (cela peut paraître paradoxal, mais effectivement, comme il n’y a plus ou quasiment plus de « maillons faibles » dans les espèces proies, grâce au nettoyage par le loup, seuls les « maillons forts » de ces espèces pourront se reproduire, et donc leur progéniture aura les meilleurs gènes, pour une meilleure survie).


Mais il reste encore beaucoup d’autres rôles écologiques à étudier chez le loup. Nous n’en sommes qu’au début étant donné que c’est seulement à notre époque que l’on commence à s’y intéresser… C’est notamment mon cas (Loubna EMEL, présidente et fondatrice du parti politique L’Etoile). Travaillant dans la Recherche Médicale, je suis également titulaire d’un Master en Environnement et Aménagement du Territoire. Spécialisée dans la Conservation et Restauration des Ecosystèmes, je travaille en chercheur libre, passionnée depuis plus d’une dizaine d’années par l’étude du loup que j'ai eu l'immense chance d'approcher en pleine liberté aux abords de forêts, près desquelles j'ai grandi et où le loup, présent en meute, continue sagement de garder les troupeaux et de se contenter de baies. Des faits exceptionnels qui avaient déjà été évoqués lors de mon interview sur Radio Jéricho en 2012.


Réalisant un de mes plus beaux rêves d'enfance, j'ai aussi pu approcher encore davantage les loups jusqu’à pouvoir les caresser, comme le montre les photographies de mon site internet d'écrivain-chercheur:


https:louemel.wixsite.com/website


Pour moi, le loup est l’animal le plus intelligent de la planète, plus encore que le rat ou le pieuvre, car il ne se sert pas seulement de son intelligence pour chercher de la nourriture ou éviter des pièges, mais aussi pour étudier l’homme. Il ne le fuit pas, s’en méfie simplement, et peut venir le voir quand bon lui semble. Le loup possède également un sixième sens très développé, ce qui lui permet de scanner l’âme des personnes encore plus rapidement que font les chiens, capables de reconnaître et de mordre des voleurs ou des assassins, et de rester paisibles auprès des gens bienveillants.


Le loup est en outre l’emblème parfait de l’organisation sociale où chacun participe, un emblème légendaire de l’amour maternel et l’éducation des jeunes, de la justice via son sixième sens, de l’écologie rayonnante via le retour aux écosystèmes équilibrés, et enfin, de la sagesse et spiritualité comme le rappelle le loup de St François d’assise et l’emblème des scouts de France !


Mais… ce n’est pas tout ! Le loup est surtout l’emblème de France, ex-aequo avec notre bon vieux coq ! C’est un emblème des Mérovingiens, première dynastie française, dont on retrouve les tombeaux dans la basilique de Saint-Denis (tombeaux de Clovis et de son épouse la reine Clothilde). C’est ce que j'ai démontré, restitué, ce qui constitue des découvertes historiques et archéologiques très intéressantes et complètement novatrices, nous permettant de mieux comprendre l’histoire de la France. Car, comme le disait le Maréchal Foch, « Un pays qui a perdu la mémoire est un pays qui n’a pas d’avenir ». J'ai lors alors rédigé plusieurs ouvrages (comme « Le loup en long en large et sans travers ou La Bible du Loup » ) sur cet animal si méconnu qu’est le loup et suis considérée comme une pionnière française dans ce domaine, après les travaux et expériences de Werner Freund en Allemagne, l’anglais Shaun Ellis en Amérique du Nord et enfin le photographe animalier français Vincent Munier. Parce que j'ai pu profondément compléter le tableau de cette espèce et ce, avec un nouveau regard, reliant l'écologie, l'éthologie lupine et l'histoire de notre pays mais aussi des fondements perdus des civilisations.


Des travaux et découvertes que je souhaite apporter à la ville de St Denis, berceau de la France où l’emblème du loup est bien à sa place, via notre projet d’aménagement du Musée Mérovée au centre-ville. A ces découvertes passionnantes s’ajouteront d’autres découvertes que j'ai effectuées comme la mise à jour d’un nouvel espace naturel régional non répertorié, high spot écosystémique avec des espèces rares et d’autres endémiques, c’est-à-dire qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sur le territoire français, ainsi qu’une carrière de fossiles marins datant du Jurassique.


L'Etoile. Rédaction: Loubna Emel


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